jeu. Oct 22nd, 2026

Bergerac : la fin des vols vers Rotterdam inquiète le tourisme du Périgord

Avion sur une piste d'aéroport régional entouré de vignobles, illustration de la Dordogne
Pack-Annuaire : −20 % sur tout le réseau avec le code GEO, jusqu’au 31/12/2026

À l’aéroport de Bergerac-Dordogne-Périgord, c’est tout un pan de l’économie touristique locale qui vacille. La compagnie low-cost Transavia a confirmé l’arrêt, à partir de fin mars 2027, de sa liaison avec Rotterdam : la seule ligne aérienne directe entre le Périgord et les Pays-Bas. Une décision purement industrielle, mais dont les conséquences se mesurent très concrètement sur le terrain, pour les commerçants, les loueurs de gîtes et toute une filière touristique construite depuis des années autour de la clientèle néerlandaise.

Une ligne qui pesait 17 % du trafic de l’aéroport

Selon les chiffres communiqués par la plateforme aéroportuaire, la liaison Bergerac-Rotterdam transportait environ 42 000 passagers par an, soit plus de 17 % de l’activité totale de l’aéroport. Les Pays-Bas forment la deuxième communauté étrangère installée en Dordogne, derrière le Royaume-Uni, et beaucoup de familles néerlandaises font l’aller-retour plusieurs fois par an grâce à cette desserte directe. Sans elle, le trajet suppose désormais une correspondance par Paris, Bordeaux ou Toulouse, avec plusieurs heures de route ou de train en plus.

Transavia justifie sa décision par le renouvellement de sa flotte : les nouveaux Airbus A321neo, plus grands et plus économiques à exploiter sur de longues lignes, ne seraient pas compatibles avec les caractéristiques de la piste de Bergerac. La compagnie évoque des contraintes techniques et une réorganisation de son réseau, sans lien avec la fréquentation de la ligne elle-même.

Un coup dur pour les loueurs de gîtes et les commerces locaux

En Périgord, le tourisme pèse directement sur l’économie locale : restaurateurs, loueurs de gîtes, cavistes et producteurs locaux comptent parmi les premiers concernés par un repli de la clientèle hollandaise. Plusieurs acteurs du secteur redoutent un effet d’entraînement sur les réservations dès l’été prochain, période charnière pour les locations saisonnières de la vallée de la Dordogne.

Une pétition en ligne, lancée par des résidents néerlandais installés dans le département, a rapidement recueilli plusieurs milliers de signatures pour demander le maintien de la ligne. Les élus locaux, de leur côté, cherchent à savoir si une autre compagnie pourrait reprendre la desserte, à l’image de ce qui a parfois été observé sur d’autres petits aéroports régionaux confrontés à ce type de retrait.

Diversifier pour ne pas dépendre d’une seule ligne

Cet épisode rappelle, à l’échelle d’un territoire, une problématique que d’autres zones rurales affrontent sur d’autres terrains : comment ne pas dépendre d’un seul levier pour faire vivre le commerce et l'emploi local. Dans le Grand Figeac, voisin du Périgord, les collectivités ont par exemple choisi de miser sur l’industrie pour diversifier leurs sources d'emplois plutôt que sur un seul secteur. De même, certaines communes rurales confrontées à des locaux commerciaux vacants en centre-bourg ont choisi d’aller directement solliciter des commerçants plutôt que d’attendre une solution extérieure.

Sur le volet transport, d’autres territoires misent sur des réseaux locaux renforcés pour limiter leur dépendance aux grandes infrastructures : à Nantes, les chantiers de tramway et de busway visent justement à offrir des alternatives de mobilité plus robustes sur le long terme. Pour le Périgord, la question posée par la fin de la ligne de Bergerac est similaire : comment sécuriser l’accès au territoire sans dépendre d’une décision de flotte prise à des centaines de kilomètres de là.

Ce qu’il faut retenir

  • Fin de la ligne Bergerac-Rotterdam prévue à partir de fin mars 2027.
  • Une liaison qui représentait 17 % du trafic de l’aéroport, soit environ 42 000 passagers par an.
  • Motif avancé par Transavia : incompatibilité de ses futurs Airbus A321neo avec la piste de Bergerac.
  • Une pétition citoyenne réclame le maintien de la desserte.
  • Crainte d’un impact sur le tourisme, les gîtes et les commerces locaux dès l’été prochain.

Questions fréquentes

Pourquoi Transavia supprime-t-elle la ligne Bergerac-Rotterdam ?

La compagnie invoque le renouvellement de sa flotte par des Airbus A321neo, des appareils plus grands jugés incompatibles avec les contraintes de la piste de l’aéroport de Bergerac-Dordogne-Périgord.

Combien de voyageurs utilisent cette liaison chaque année ?

Environ 42 000 passagers par an empruntent cette ligne, qui représente plus de 17 % du trafic total de l’aéroport.

Une autre compagnie peut-elle reprendre la desserte ?

Rien n’est acté à ce stade. Les élus locaux explorent des pistes, mais aucune compagnie n’a pour l’instant confirmé vouloir reprendre cette liaison vers les Pays-Bas.

Sources

Plus largement, ce dossier s’inscrit dans les enjeux de tourisme et voyage et d’économie locale qui animent régulièrement les territoires ruraux français.

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

By Vincent Voisin

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